lundi 2 février 2009

15 façons de dire non aux twitters snobs

Le twitter snob multiplie les followers mais n'écoute que lui-même et une petite cour de happy few.  Comment profiter de Twitter, en échappant à ces twitter snobs et en évitant d'en devenir un soi-même ?


Ce billet a été rédigé à quatre mains par Lilian Mahoukou et Emmanuel Gadenne, d'après une idée originale de Lilian. 

Si après avoir lu ce billet, vous avez encore envie d'engager la conversation avec nous, ne craignez rien ... on vous répondra ;-) on n'est pas des twitter snobs.           
                                     
                         @LilianMahoukou & @EmmanuelGadenne 


Qu'est-ce qu'un Twitter snob ?
 
On a dit et répété que Twitter serait le phénomène social de 2009, avec sans doute un succès comparable à celui de Facebook en 2008 ou de myspace en 2007.
 
Rappelons que sur Twitter, vous suivez les propos de vos followings et que vos followers eux suivent vos babillages, que l'on appelle aussi tweets ou updates.
 
Oui, mais Twitter n'est qu'un outil de plus, alors ce qui compte avant tout c'est de savoir comment bien l'utiliser.
 
L'usage très commun de l'e-mail nous a fait connaître une nouvelle catégorie de sinistres individus : les spammers.
 
De la même, façon, le recours de plus en plus fréquent à Twitter nous confronte à un nouveau type de triste sire : le twitter snob.
 
Comment définir le twitter snob ? C'est simple, il a énormément de followers et très peu de followings. A l'image du spammer, il pratique donc la communication unidirectionnelle à direction des foules.

Que doit-on entendre par énormément ? A l'échelle d'un twitter user anglophone le nombre de followers peut atteindre des milliers voire des dizaines de milliers. 

Si l'anglais est la langue de 37% des internautes, seuls 4% d'entre eux ont retenu le français. On pourra donc dire qu'un utilisateur de Twitter qui tweete majoritairement en français a énormément de followers dès que ce nombre atteint plus d'un millier.

Exemples à suivre ?

Plutôt que de pointer du doigt quelques twitter snobs, regardons plutôt un bon exemple, en restant dans le Web francophone, avec @bdescary (Benoît Descary) :

On voit très vite que l'on n'a pas affaire à un twitter snob, bien au contraire :

- un nombre de followings comparable au nombre de followers,
- un nombre d'updates important,
- des échanges ouverts avec de nombreuses personnes,
- une proportion équilibrée entre des billets renvoyant vers descary.com et des conversations.

Deux autres exemples avec @eogez et @jeanlucr :

Mêmes caractéristiques que notre premier exemple avec des conversations ouvertes et un nombre d'updates important. La forte proximité et l'humanisation de la relation virtuelle sont deux éléments qui ressortent. Emilie n'hésite pas à retweeter des informations qui lui semblent très intéressantes ou qui serviraient peut-être à ses followers. Jean-Luc a également une fréquence élevée d'envois de tweets. Il est plus axé partage de veille dans des domaines bien ciblés et n'hésite pas à vous suivre en retour.
 
Chose claire, quel que soit le niveau d'influence ou de popularité, il n'y a pas de star ! Ce genre d'attitude tournée vers le collectif et l'humain sont deux aspects qui qualifient bien les power users sur Twitter. Avoir conscience que l'on fait partie d'une communauté à part entière.

Alors que faire de vos twitter snobs?

1. Commencez par repérer les twitter snobs dans vos followings et faîtes le tri. 

Utilisez directement Twitter.com si vous avez peu de followings. Ayez recours à Your Twitter Karma ou FriendOrFollow dès que le nombre de vos followings excèdent 200.

En deux temps trois mouvements, repérez les followings qui ne vous suivent pas (appelons-les vos followed) et faîtes le tri.
Certes, il est tout à fait possible de suivre quelqu'un sans savoir a priori si sa prose vous plaira. Mais alors ensuite un minimum de filtre s'impose. Cela fait-il longtemps qu'ils ne tweetent plus ? Commencez avec MyCleenr par vous séparer de ceux qui ne tweetent plus depuis des lustres ou même qui n'ont jamais tweeté.

Vérifiez que vous comprenez la langue des tweets et que pour chaque personne, une certaine proportion des tweets vous convient. 

Puis testez leur capacité à converser en les interpellant :
              
             "@pseudo Que penses-tu de ce site web http://www.... ?"

Songez que dans certains cas, certains d'entre eux ne saurons même pas dans quelle langue vous les avez interpellé ! Persistent-ils à ignorer vos ouvertures à la conversation ? En l'absence de réponse, vous pourrez sans problème arrêter de les suivre... pour rien.

2. Procédez à un contrôle régulier. Ne vous laissez pas déborder par les tweets de personnes qui vous snobent et qui, dans tous les cas, ne vous répondront jamais. Donnez-vous un rythme, tous les lundi soir par exemple. 

Comment ne pas devenir soi-même un vilain twitter snob ?

3. Gardez le nombre de vos followings et de vos followers dans le même ordre de grandeur. Ne lancez pas plusieurs centaines d'invitations (follow him ou follow her) juste pour voir qui va vous suivre.

4. Ne supprimez pas non plus d'un seul coup plusieurs centaines de vos followings juste pour faire snob. 

5. Prenez le temps de transformer vos fans en friends. A l'aide de Your Twitter Karma ou FriendOrFollow repérez toutes les personnes qui vous suivent et que vous ne suivez pas. Pour chacune d'entre elles, analysez rapidement leur profil Twitter pour décider si cela peut valoir le coup de les suivre. En général, la lecture de la one line bio et de quelques tweets suffit mais en cas de doute, regardez aussi le site que le personne propose en lien dans son profil : parfois le site est moins élogieux que la one line biographie :-) 

L'un de ses tweets vous a plu ? Vous pouvez alors facilement le suivre, puis amorcer le dialogue par un reply ou un retweet.

6. Ne pratiquez pas le Follow/Un-Follow. Si vous envoyez une invitation et décidez de suivre une personne, ne vous mettez pas à ne plus suivre cette même personne dans les minutes ou les prochaines heures. Les partisans de cette pratique partent du principe que les membres Twitter n'ont pas le temps de contrôler qui ne les suit plus. D'ailleurs, pour identifier les champions du Follow/Un-Follow, utilisez Qwitter

Bien évidemment, il peut y avoir des exceptions liées au contenu des tweets ou à l'attitude de la personne que vous venez de suivre pour vous inciter à faire exceptionnellement un Follow/Un-Follow.

7. Etre humble et reconnaissant. Quelque soit le niveau d'influence ou de popularité d'un membre, vous faites partie de la même communauté. Remerciez publiquement ou en privé avec un message direct si on vient de vous épauler. Proposez votre soutien en retweetant les informations qui vous semblent pertinentes. Connectez vos followers entre eux par des recommandations régulières. Si un tweet vous a bien servi ou même bien fait rire, dîtes vous qu'il servira aussi ou amusera aussi certains de vos followers, et qu'un moyen simple de remercier est souvent de faire un rapide retweet.

8. Vous êtes célèbre ? Restez accessible ! Si d'aventure, vous êtes célèbre et que beaucoup de personnes vous suivent spontanément, pourquoi ne pas jouer quand même le jeu du Web 2.0 en acceptant vous aussi de suivre ceux qui vous écoutent dans le cadre d'une communication enfin bidirectionnelle ? C'est en tout cas le choix qu'ont fait certains comme @Scobleizer, @loic, @guykawasaki, @BarackObama avec le succès que l'on sait !

Sûr que ça doit défiler quand on suit plus de mille personnes dans le grand tourbillon du Web 2.0 ! Heureusement, il est possible de ne regarder que les messages du type @pseudo. Pour cela, il est conseillé de s'abonner au flux des réponses et des retweets via Twitter Search. 

Dans Twitter Search, enregistrez pour votre pseudo la requête "@pseudo"(avec les guillemets) en cliquant sur Feed for this query sur la sidebar à droite. 

Et que faire si je veux limiter le nombre de mes followings ?

Si, pour limiter l'infobésité, vous souhaitez conserver un nombre limité de followings, deux options s'offrent encore à vous :

9. N'allez pas à la pêche aux followers. Ainsi votre compte Twitter aura plus de chances de rester équilibré et facile à suivre.

10. Utilisez un deuxième compte Twitter dans lequel vous n'inscrivez comme followings que vos best friends, les quelques personnes avec lesquelles vous conversez fréquemment en replies, en direct messages ou en retweet.   

Le choix entre l'une ou l'autre de ces options étant bien sûr guidé par le nombre total de followers que vous visez.

11. Déclarez votre incapacité à suivre plus d'un certain nombre de personnes (sur son blog, via un tweet ...). Il est tout à fait légitime d'affirmer que l'on ne peut suivre que 200 personnes et de mettre des priorités.

Pourquoi est-il quand même utile d'avoir un nombre suffisant de followers ?

Pour certains membres ou pour certains comptes (dans le cas des utilisateurs à plusieurs comptes), le choix d'évoluer avec un cercle très restreint est un choix à part entière. Pour une personne désirant faire passer des messages, faire la promotion de ses billets de blogs ou soutenir une cause importante, avoir un nombre de followers suffisamment élevé importe.

12. Tous vos followers ne jouent pas le même rôle. Ils n'ont ni la même disponibilité ni le même niveau d'enthousiasme. On reprend souvent la loi des 80/20 de Pareto pour aborder ces problématiques. Sans pour autant affirmer que les proportions sont égales, le rapport est tout de même à retenir.

Si vous êtes dans une optique de promotion de contenu et si certains de vos followers choisissent de retweeter vos informations, vous avez tout à gagner en ayant un réseau de contacts assez large. Cela vous permettra d'atteindre le cercle des contacts non-mutuels et de disséminer vos idées "hors-clique" (comme il a été souligné dans l'un des commentaires associés à ce billet d'Emilie Ogez).

Peut-on suivre en retour tous ceux qui nous suivent ?

Il existe des exceptions dans cette thématique des twitter snobs. Tous les profils ne sont pas à suivre en retour :

- absence de photo
- biographie inexistante ou trop divergente par rapport à vos objectifs ou centres d'intérêt
- faible nombre d'updates et date très éloignée du dernier tweet
- contenu des tweets en profond décalage avec vos objectifs, vos centres d'intérêt
- part trop importante de babillages
- incompréhension de la langue employée dans les tweets

Ces points font qu'il réside souvent un léger écart entre following et followers.

En synthèse

La quantité et surtout la qualité des tweets de l'utilisateur nous éclaire rapidement sur sa propension au snobisme :

- répond-il aux messages (@...) ou mieux répond-il à vos messages directs (DM) ?
- communique-t-il avec un petit cercle fermé de privilégiés ?
- les autres prennent-ils la peine de le retweeter ? 
- prend-il la peine de remercier lors d'une réponse à ses questions ou pour un retweet ?

N'oubliez pas cependant, qu'il est également tout à fait intéressant de suivre des personnes influentes ou célèbres, politiciens, entrepreneurs, blogueurs, veilleurs, etc. Dans un certain nombre de cas, ces personnes ne vous suivront pas, mais cela ne retire rien à l'intérêt de les suivre !

13. Faîtes donc la différence entre les personnes célèbres, influentes ou utiles que vous appréciez de suivre et les autres, les twitter snobs que vous suivez pour rien !

Vous avez envie de communiquer sur le Web et vous voulez avoir beaucoup de followers, pourquoi pas ! Alors faites-le bien, en restant dans l'esprit Web 2.0. 

14. Soyez ouvert, écoutez ceux qui vous écoutent. Que ce soit sur Twitter ou sur d'autres plateformes, la réciprocité et la disponibilité ont des places centrales. Les réseaux sociaux, de manière générale, laissent de la place à l'ego. Malgré le rapport virtuel existant, tout doit rester humain et tourné vers l'écoute de l'autre. 

15. Engagez la conversation. Via un contenu original ou une intervention pertinente. Proposez votre point de vue et échangez vos idées en direct avec vos followers. Cela peut être un lien vers votre billet, celui d'un autre blogueur ou même un événement d'actualité.  

Pour finir, voici deux excellentes vidéos de Jayson T Cote et Perry Belcher (Social Media Not Solo Media) sur les twitter snobs :

Jayson T Cote


Perry Belcher


A vous la parole à présent ! 

Que pensez vous de ces twitter snobs ? Méritent-ils autant d'attention ?

Nous vous proposons de participer à une chaîne en proposant votre point de vue. Aussi, la conversation se poursuit sur Twitter, n'oubliez pas de mentionner le hashtag #twittersnobFR dans vos tweets.

24 commentaires:

PP Martin a dit…

Merci, Lilian et Emmanuel, pour ce billet intéressant. Beaucoup de "posts" ont été écris en Anglais sur la question des "Twitter Snobs", mais votre billet - en plus d'aborder le sujet en français - est particulièrement complet et bien argumenté.

Benoit Descary a dit…

Excellent billet!
De mon côté, je trouve que l'intérêt d'utiliser twitter est justement d'avoir un réseau le plus vaste et diversifié possible.

hubert guillaud a dit…

Intéressant, surtout sur ce que cela dit en creux de la pression sociale de l'usage.

Mais je dois être un twitter snob. ;-)

hubert guillaud a dit…

Ce qui est étrange en fait, c'est qu'avec Twitter, on peut justement s'abstenir de suivre beaucoup de gens, car les hastag et les twitts adressés permettent justement d'entrer en conversation avec des gens dont on n'a pas le besoin de suivre la conversation.

Mais force est de reconnaître que les meilleurs utilisateurs de twitter, effectivement suivent beaucoup de monde. Politesse ? Addiction ? Besoin ?...

Denis Balencourt a dit…

Le réflexe éthique visant à civiliser les usages est sans doute bien plus snob et hautain que la liberté de ceux qui n'auront pas envie de se plier à vos avis.

En gros dès qu'un usage web a du succès les castrateurs 2.0 se plaisent à gloser du comment bien faire.

C'est très pré-1968 voire même pré-1789 comme usage.

Anonyme a dit…

Intéressant, mais je voudrais quand même attirer votre attention sur ce que vous dites sur l'équilibre entre "followers" et "following" .
Certains ne sont que des "bots" ( bon pas tout à fait mais il se comportent de la même manière : aucun Reply ou RT, que leurs liens ) qui ont une sorte d'auto-follow pour attirer plus de followers .
Donc l'argument ne tient pas là .

egadenne a dit…

@PP Martin : Merci à toi. Concernant les ressources en anglais, on s'est surtout basé sur les deux vidéos reprises dans le billet qui sont très instructive sur ce sujet.

@Benoit Descary : A titre personnel, je fais aussi la promotion de webusage.net grâce à mon compte twitter, ce qui m'incite à avoir un réseau vaste et diversifié. Par exemple, grâce à viadeo j'ai eu des lecteurs français mais j'ai vu que grâce à Twitter (ou Facebook) il est assez facile d'avoir aussi des lecteurs du... Quebec !

@Denis Ballencourt : il est vrai qu'il est possible d'utiliser Twitter de tant de façons différentes : test de curiosité, publication, veille, tchat amélioré. Le point de départ de notre réflexion est qu'un outil très répandu implique une régulation des usages. Sinon, l'outil devient rapidement inutilisable, et tout le monde se reporte sur un autre outil. Aujourd'hui tout le monde s'accorde à dire que le spam est condamnable. De même l'utilisation constructive d'un forum de discussion suppose de respecter une charte. On ne peut pas accepter tout et n'importe quoi sous prétexte de droit à la liberté, sauf à renoncer à ce que Twitter puisse être aussi un outil constructif et productif, ce que secrètement nous espèrons ;-)
(Twitter ne doit pas devenir une chatroom géante sinon au secours fuyons). Pour moi, le fondement du Web 2.0 reste le user generated content. Pour que ce contenu généré soit utile (aux autres), il faut sans doute qu'il respecte quelques principes simple (ex. le respect).

@hubert guillaud : Quand tu parles de pression sociale de l'usage, je te comprends tout-à-fait. Il y a quelques années tout le monde avait des pseudos, aujourd'hui, beaucoup de gens utilisent leur nom pour aussi façonner leur identité numérique. Dans ce contexte, il est aussi normal que plus de personnes soient tentées de se comporter selon un usage plus normé.

@Anonyme : tu as raison. Parmi les followed, il y a beaucoup de bots ou équivalent. D'un autre côté on a aussi beaucoup de followings quand on cherche à développer un peu son usage de Twitter. Quand on dit "Gardez le nombre de vos followings et de vos followers dans le même ordre de grandeur", on dénonce un peu le fait de cliquer 2000 fois sur "follow" juste pour accrocher un certain nombre de followers en retour. D'une part ce type d'abus peut conduire à un bannissement de Twitter, d'autre part c'est un peu... bourrin ;-)

Patrick B. a dit…

En fait cette "mode" n'est pas nouvelle. Comme M. Jourdain, nous faisions du TwittSnobisme sans le savoir.

N'en est-il pas de même pour les blogs, ou le rédacteur n'intervient jamais dans les commentaires?

N'en est-il pas de même des comptes dans les RSP ou nous avons des milliers de contacts sans assurer un peu de SAV?

Ou encore de Facebook?

Je ne suis pas choqué par un compte Twitter qui suis peu (envie d'une info claire et non polluée de ses amis) mais qui est très suivi (ultra-pertinance, ou webpeople).

::

Cratyle a dit…

Joli billet - Un petit point quand même, et qui n'enlève rien à son intérêt : c'est précisément en permettant des relations de following disymétriques que Twitter a construit son sucés. Sans cela, Twitter serait tout simplement un facebook ultra-simplifié.

Il ne faudrait pas que des règles de politesses trop générales viennent effacer ce qui fait son originalité. Bon c'est quand même bien peu probable : pas trop de danger...

BJC a dit…

Je ne voyais pas cela comme ça... merci pour cette matière à réflexion à tous les deux !

Il me semblait logique qu'un Twitter soit "bancal" : il ne suit que ses "amis" mais il peut être très intéressant lui même et s'attirer la sympathie de beaucoup d'autres non ?

Je prends l'exemple de Loîc Le Meur que je suis depuis aujourd'hui parce que j'apprécie ce qu'il fait. sincèrement je ne m'attendais pas à ce qu'il me suive ! Comment fait-il pour suivre plus de 20 000 personnes ? Il me semblerait logique qu'il est des milliers de followers et très peu de following. Chez lui c'est le contraire !

donc la différence entre les deux comptes ne me dérange pas. ce qui m'énerve ce sont ceux qui ne vous répondent jamais, même en étant interpellé... et ceux qui vous suivent et attendent que vous les suiviez pour vous lâcher... grrrr

En revanche, je donne toujours une chance à un follower pour peu qu'il soit crédible. Même si ces centres d'intérêt ne sont pas les mêmes que moi, même si l'usage de twitter n'est pas le même que le mien, je le suis et souvent je suis surprise... humour, affinités qui se créent, une culture intéressante, un partage de lien sympa...

Voilà ma réflexion du moment... peut être reviendrai-je avec un peu plus d'expérience sur le sujet ;-)

encore mille excuses pour le temps de réponse... la tête dans le guidon en ce moment ;-)

encore bravo à tous les deux pour ce billet !

Thibaut a dit…

Pas facile de se rappeler de tout lorsque l'on commence avec Twitter mais l'idée principale passe très bien.
Merci pour ce super billet!

Anonyme a dit…

Je suis très contente d'avoir vu cet article référé sur twitter. C'est un point de vue éclairant, objectif et très clair. Merci beaucoup!
Marcomé

MARCOMÉ a dit…

Chapeau, c'est le meilleur article francais sur twitter que j'aie vu
à ce jour! EXCELLENT!

lilious a dit…

Bon article.

Une remarque: je pense qu'il est important de noter que ce n'est parce qu'il est affiché qu'on suit 500 personnes, qu'on les suit réellement.

Avec une appli comme tweetdeck on peut filtrer les groupes de gens que l'on suit réellement tout en conservant un nombre de followings élevé.

On peut donc a la fois donner l'impression de suivre un grand nombre de personnes et en pratique n'en suivre que très peu et ignorer le reste...

Le fait de suivre tous ses followers est donc plutôt un signal social ("je vous écoute") à l'intention des ses followers qu'un vrai suivi.

Personnellement j'essaye de garder le nombre de personnes que je suis assez bas pour pouvoir être réellement à l'écoute de ce qu'ils disent et mieux les connaître.

Pour les autres, je suis de près ceux qui m'interpellent directement via le @lilious et si leurs messages sont pertinent cela peut m'encourager à les suivre aussi.

Christophe Lefevre a dit…

Excellent article , je m'en vais suivre quelques conseils

Marie-Julie a dit…

Je trouve moi aussi cet article excellent et très pertinent. En plus de tous les points mentionnés, Twitter m'a permis de tisser des liens avec des gens que j'aurai plaisir à croiser «dans la vraie vie» quand l'occasion se présentera. C'est l'un aspect de Twitter que je n'avais pas soupçonné au départ!

swan_pr a dit…

Quoique l'article soit bien écrit et documenté, je ne suis pas d'accord sur le fond. Et votre réponse à Denis Balencourt renforce ma position. Il suffit de lire quelques articles d'un des fondateurs Dom Sagolla (@dom ou sur le net dom.net) pour bien saisir l'esprit et l'intention de ceux-çi.

Loin des conventions, de l'éthique, du doit et falloir, Twitter est à la base un outil de communication libre, destiné à tout le monde et à être utilisé comme bon vous semble. Twitter n'a pas de règles définies, si ce n'est que par certains de ses utilisateurs.

Comme le discours sur les blogues, qui dérape depuis quelques années, où l'on vous dit comment l'utiliser, pourquoi, pour qui, à quelle fréquence écrire, qui mettre en lien, et toutes ces règles et normes et lois, inventées par les powerusers.

La liberté d'utilisation, comme d'expression, n'est-elle pas la règle première, qui vous a permi de vous afficher sur le web, à votre façon bien personnelle? Laissons le web tranquille, laissons les gens s'exprimer et s'afficher sans les encombrer de ces "how-to's" dont la vie nous accable bien assez comme ça.

Marie-Louise Gariépy a dit…

Très intéressant. Merci!

Araen a dit…

Je trouve l'article intéressant, mais il n'apprend rien de vraiment primordial. Si les gens tiennent à garder une timeline lisible, ils vont bien sûr pas suivre tout ce qui bouge (et encore moins tous leurs followers). Suffit de regarder les tweets du membre, photo, ... (vous en parlez très bien).

Mais je suis sûr qu'Emmanuel (aussi gentil puisse-t-il être) se souvient d'un léger coup de gueule que j'avais poussé à son encontre il y a quelques mois, qui ne s'adressait néanmoins pas qu'à lui. Le vrai danger de twitter, et les vrais "twitter snobs" par ailleurs, c'est ceux qui répondent, qui sont là, mais qui se foutent absolument de ce qu'on peut leur dire (un autre exemple récemment, ceux qui sont sur twitter me comprendront sans aucun doute) ;)

Cat a dit…

J'arrive après la bataille, mais ce billet m'intéresse !

Pour ma part je follow très peu de personnes (environ 200 en général), mais je n'hésite pas à me mettre à suivre des gens dont les twits m'intéressent !

Je n'ai aucun bloquage sur le fait d'avoir beaucoup de following, mais je sélectionne quand même, pour éviter d'avoir une timeline surchargée, sinon la "veille" que j'effectue sur Twitter me prend trop de temps.

dadavidov a dit…

Bonjour Emmanuel,

Je ne suis pas d'accord avec toi sur plusieurs points :

- Je comprends que quelqu'un qui suit ou est suivi par plus de 1000 personnes, n'a pas forcément le temps de répondre à tout le monde ! D'ailleur @bdescary ou @korben ne m'ont pas répondu à quelques tweets et je ne pense pas qu'ils soient snobs ;-)

- Moi, je suis pour l'instant environ 40 personnes et ma timeline est déjà trop importante à mon goût : @recriweb et @blogiboulga sont des twitters prolifiques qui "peuvent vous plomber" une timeline !

- Twitter est un espace public (à moins de protéger ses updates)... Je n'ai pas forcément à répondre à un inconnu (comme dans la vie réelle !)... répondre, serait l'encourager à me suivre :(

- créer un deuxième compte twitter pour des "proches" : ça, c'est vraiment très SNOB ;-)

Mais bon, chacun son avis...

Emmanuel GADENNE a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Emmanuel GADENNE a dit…

@dadavidov : effectivement, depuis la publication de cet article, et de sa version slideshare, j'ai moi aussi un peu évolué sur cette question.

Comme suggéré par @BJC, je suis moins de personnes en retirant progressivement ceux dont les tweets n'avaient pas trop de valeur ajoutée pour moi. Cela représente quand même 3 personnes sur 4, preuve que j'avais manqué de sélectivité dans ma quête de followings.

Plutôt que deux comptes Twitter, je préfère utiliser un groupe dans TweetDeck, sous PC et sous iPhone, dans ce groupe je place la cinquante d'utilisateurs de Twitter que j'ai recontré In Real Life. De cette façon, je peux mieux les suivre (car sinon c'est vrai ma timeline est trop chargée avec plus de 1000 followings). Je procède de la même façon dans Facebook, Viadeo, FriendFeed pour gérer mes contacts.

Ericdessins a dit…

Bonjour Emmanuel,
Merci pour ce billet (et tous les autres !).
Utilisateur de Twitter depuis le 15 janvier 2010, je suis toujours dans une phase de compréhension, d'apprentissage.
Twitter est un outil qui permet de voir très vite "qui est qui". Il y a bien sûr ceux qui veulent se montrer et ne s'intéressent pas aux autres. Et il y a ceux qui s'intéressent, qui échangent, qui aident, qui encouragent, qui font passer l'info…
Bref, les égoïstes et les partageurs. Ceux du monde du Pouvoir et de l'Ego, et ceux de l'intelligence collective, de l'amour des autres.
Les premiers prennent d'abord et pensent "qu'est-ce que ça va me rapporter ?", les seconds donnent et partagent d'abord et voient ensuite ce qui se passe.

Les seconds créent un monde nouveau, éthique, où le "NOUS" fait gagner tous les "JE".